Factsheet – Sylviculture et santé des forêts : nouveaux nuisibles et maladies émergentes
- Innovation, échange de connaissances & PEI-AGRI
- Sylviculture
- Développement durable
- Recherche et innovation
Cette factsheet présente en bref les principaux résultats du Focus Group du Réseau européen de la PAC intitulé « Sylviculture et santé des forêts : nouveaux nuisible et maladies émergentes ».
- Programming period: 2023-2027
- Impacts socio-économiques
Le Focus Group du Réseau européen de la PAC intitulé « Sylviculture et santé des forêts : nouveaux nuisibles et maladies émergentes » a réuni des experts issus de la recherche, des services de conseil et du terrain, pour échanger des connaissances et trouver des solutions innovantes visant à améliorer la santé des forêts et la gestion forestière adaptative à travers l’Europe.
La question centrale abordée était : « Comment promouvoir la durabilité et la résilience des forêts européennes face aux nouveaux nuisibles et aux maladies émergentes ? » Les discussions ont porté sur la résilience forestière, les pratiques sylvicoles adaptatives, les essences alternatives, les systèmes de détection précoce et de surveillance, les méthodes de lutte biologiques et technologiques, ainsi que l’implication des parties prenantes.
Voici les principales conclusions du Focus Group sur la santé des forêts :
- La résilience forestière nécessite de combiner une gestion adaptative, des outils de surveillance, l’innovation et la coopération entre les acteurs.
- Les forêts mixtes, une sylviculture plus proche de la nature et des pratiques sylvicoles améliorées peuvent renforcer la résilience des forêts, les essences non indigènes et non conventionnelles nécessitant une évaluation minutieuse des risques et la contribution des parties prenantes.
- Les propriétaires forestiers doivent être reconnus comme des partenaires à part entière dans la gouvernance de la santé des forêts, compte tenu de leurs connaissances locales et de leur capacité d’adaptation.
- Les technologies de détection précoce, comme la télédétection, l’IA et les pièges intelligents, ont un fort potentiel mais restent sous-utilisées.
- La lutte biologique et les outils génomiques offrent des alternatives prometteuses aux traitements chimiques, mais doivent encore faire l’objet de tests supplémentaires et gagner en acceptation.
- L’échange de connaissances, les bases de données, les sites de démonstration et la coopération transfrontalière sont essentiels pour accélérer l’adoption concrète des meilleures stratégies de gestion des nuisibles et des maladies.
Les experts du Focus Group ont identifié des besoins de recherche issus de la pratique, notamment :
- Tester les résultats scientifiques existants sur le terrain à des fins de diffusion et de démonstration : mettre en place des projets de démonstration transfrontaliers à long terme (« lighthouse ») pour tester et valider les conclusions scientifiques sur la résilience forestière, en facilitant le partage des connaissances avec les acteurs et les propriétaires forestiers
- Trouver des moyens d’améliorer les méthodes de détection précoce grâce à des observations au sol, à la télédétection et à l’IA : développer et intégrer des approches de surveillance multiplateformes pour permettre la détection précoce des nuisibles et des maladies et soutenir des décisions de gestion opportunes et fondées sur des données factuelles
Des idées clés pour la mise en place de nouveaux groupes opérationnels du PEI-AGRI ont également été discutées. Par exemple :
- Tester des solutions fondées sur la nature et des systèmes de crédits de biodiversité ;
- Co-créer des forêts pilotes adaptatives et des sites de démonstration ;
- Évaluer des méthodes alternatives de régénération forestière sur des sites très vulnérables de la zone boréale.
La factsheet propose un aperçu plus détaillé des idées pour de nouveaux groupes opérationnels du PEI-AGRI, ainsi que des besoins de recherche issus de la pratique qui ont été identifiés par les experts du Focus Group.
Author(s)
EU CAP Network