Préparer une nouvelle PAC fondée sur des données factuelles : les enseignements tirés du Good Practice Workshop organisé à Helsinki
- Évaluation
- Conclusions de l'évaluation
- Évaluation ex-ante
- Processus d'évaluation
- Évaluation
- Plans stratégiques de la PAC
- Productivité agricole
Environ 80 participants issus de 26 États membres se sont réunis en Finlande afin d'échanger leurs expériences sur l'utilisation des évaluations pour améliorer la mise en œuvre des plans stratégiques relevant de la PAC et préparer la future PAC.
Comment les évaluations peuvent-elles avoir un impact réel sur les cycles actuels et futurs de la PAC, et comment leurs résultats peuvent-ils aboutir à des interventions mieux conçues et mises en œuvre pour la prochaine période ? Ces questions ont été au cœur des discussions entre les participants du Good Practice Workshop intitulé « Utilisation des évaluations pour améliorer les politiques et réaliser des analyses ex ante en vue de la préparation de la prochaine PAC », qui s’est tenu à Helsinki, en Finlande, les 2 et 3 juin.
L'événement était organisé par le ministère finlandais de l'Agriculture et des Forêts et le Réseau rural finlandais, avec le soutien du Helpdesk européen d’évaluation de la PAC. Eduardo Serrano-Padial, de l'unité A3 « Performance des politiques » de la DG AGRI, a ouvert le débat par une présentation soulignant le rôle des analyses d'impact et la manière dont les données issues des évaluations contribuent à une meilleure élaboration des politiques tant au niveau de l'UE qu'au niveau des États membres.
Ce workshop a permis aux États membres de tirer des enseignements de leurs expériences respectives.
La préparation de la prochaine PAC ne doit pas reposer sur des hypothèses, mais sur les résultats des évaluations réalisées, leur intégration dans les documents stratégiques et l’apprentissage continu.
Elle a illustré l’approche de la Lituanie en matière d’utilisation des résultats des évaluations lors de la transition du programme de développement rural vers le plan stratégique relevant de la PAC.
Katarina Carthew, analyste à l'Office suédois de l’agriculture, a présenté la manière dont la Suède a mis en place un système de suivi pour suivre et rendre compte de l'utilisation des résultats des évaluations et de leurs recommandations. Ce système permet à l’autorité de gestion de surveiller comment ces résultats sont mobilisés pour éclairer la mise en œuvre de la PAC et façonner les interventions futures. Elle a également souligné la responsabilité de l’évaluateur de formuler des recommandations pertinentes, ainsi que la nécessité de préparer les autorités de gestion à utiliser efficacement les résultats de l’évaluation.
Participant pour la première fois à un Good Practice Workshop, Valentina Costarrosa, évaluatrice allemande, a apprécié le format interactif de l’événement.
La principale leçon que j’ai tirée est qu’il faut accorder davantage d’attention à la manière de formuler des recommandations afin qu'elles atteignent le public cible et puisse être utilisées de manière efficace dans l’élaboration des politiques, en réduisant les processus bureaucratiques.
Le deuxième jour, Eero Pehkonen, de l’autorité de gestion finlandaise, et Tapio Salo, de l’Institut finlandais des ressources naturelles, ont montré comment des estimations approximatives basées sur des coefficients nationaux permettent de quantifier ex ante les effets de la PAC de manière rentable.
Ils ont expliqué que, pour évaluer l’efficacité des mesures d’architecture verte incluses dans son plan stratégique relevant de la PAC, la Finlande a combiné les résultats attendus avec des coefficients spécifiques au pays, élaborés sur la base d’expertises scientifiques et de jeux de données nationaux. Cette approche est globalement comparable à la méthodologie développée par le Helpdesk Évaluation/Centre Commun de Recherche, tout en fournissant des estimations mieux adaptées au contexte national. La Finlande prévoit de poursuivre le développement et l’application de cette méthodologie au cours de la prochaine période de programmation, afin de favoriser une transition vers une planification davantage axée sur l’impact et une conception et évaluation des politiques davantage fondées sur des données factuelles.
De la Finlande à la Hongrie, Attila Nagy, du ministère hongrois de l’Agriculture, a expliqué comment les évaluations en Hongrie sont intégrées tout au long du cycle politique de la PAC, soutenant à la fois la mise en œuvre actuelle de la PAC et la planification de la PAC après 2027.
L’évaluation n’est pas la fin du cycle des politiques — c’est un mécanisme de retour d’information continu où un engagement constant, des boucles de rétroaction structurées et des recommandations opportunes transforment les données factuelles en une meilleure mise en œuvre et en une conception future de la PAC.
Il a ajouté que l’implication précoce des évaluateurs, lors de la conception des mesures et des appels à propositions, garantit que les recommandations parviennent aux décideurs à temps pour permettre des ajustements significatifs. Antoinette Conroy, du ministère irlandais de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Marine, a salué l’approche hongroise et son engagement en faveur d’une évaluation ex ante pour préparer la prochaine période de programmation.
Au cours des travaux de groupe, les participants ont discuté des bonnes pratiques et des contraintes liées à la mise en place de mécanismes de suivi, ainsi qu'à l’utilisation d’approches qualitatives ou quantitatives pour analyser et valoriser les résultats des évaluations lors de la conception des interventions pour la PAC après 2027. Il s'agit notamment d'exploiter ces résultats pour alimenter les évaluations des besoins ou façonner les logiques d’intervention, mais aussi de les approfondir afin d'éclairer l’élaboration de scénarios, la modélisation ou d’autres options d’évaluation d’impact.
Cet événement s’est avéré extrêmement utile et pertinent au regard de la période que nous traversons actuellement, car il nous a permis de partager nos expériences sur la manière dont d’autres États membres utilisent les résultats des évaluations de la PAC, que ce soit de manière qualitative ou quantitative, pour préparer la prochaine PAC.
M. Malatesta a ajouté qu’il était intéressant de constater que de nombreux États membres se situaient à la croisée de ces deux approches et qu’il était nécessaire de combiner ces deux approches, en fonction du sujet et de l’intervention.
Découvrez les photos et accédez aux présentations sur la page de l’événement.







