General information
RDP Priority
- P1. Knowledge transfer and innovation
RDP Focus Area
- 1A: Innovation & cooperation
RDP Measure
- M20: Technical assistance
Beneficiary type
- Producer group / cooperative / farmer’s association
Summary
En 2018, la Fédération nationale des CUMA (Coopératives d'utilisation de matériel agricole), en partenariat avec l'association CIVAM (Centre d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural), a développé le projet ECLAT afin de favoriser le dialogue entre les groupes d'agriculteurs agroécologiques et les décideurs politiques. L'agroécologie contribue à la transition écologique et au développement local dans les territoires ruraux. La mise en place de projets agroécologiques en partenariat avec les décideurs politiques est un moyen de contribuer au développement local et d'assurer la durabilité de l'agriculture. Le projet a testé plusieurs méthodes de dialogue avec cinq groupes d'agriculteurs.
Results
- Cinq groupes d'agriculteurs, situés dans plusieurs régions de France, ont expérimenté différents types de développement via des modèles de partenariat variés.
- Les participants au projet ont développé une série d'outils de renforcement des compétences afin d'aider les groupes d'agriculteurs à coopérer avec les autorités locales et les parties prenantes (associations, citoyens, etc.).
- Les partenaires ont organisé des visites sur le terrain en Suisse et au Pays basque français afin de tirer des enseignements des expériences d'initiatives similaires.
- Toutes les ressources du projet sont mises à la disposition des groupes d'agriculteurs qui souhaitent développer leurs activités et mieux coopérer avec les autorités locales.
Ressources
Contexte
Le dialogue entre agriculteurs et décideurs politiques est un enjeu majeur de l'agroécologie. Le cadre politique français n'est pas adapté aux nouvelles pratiques agricoles et ne favorise pas le développement du dialogue entre agriculteurs et parties prenantes territoriales. Pour réussir, les projets agroécologiques s'appuient sur une approche collective pour répondre aux besoins locaux.
Le projet ECLAT a été lancé par la Fédération nationale des CUMA (Coopératives d'utilisation de matériel agricole), en partenariat avec l'association CIVAM (Centre d'initiatives pour valoriser l'agriculture et du milieu rural). Il s'inscrivait dans la continuité d'un projet précédent qui visait à accompagner les groupes d'agriculteurs dans leur transition vers l'agroécologie. ECLAT s'est concentré sur la nécessité d'explorer de nouvelles méthodes de travail collaboratives afin de créer des liens entre l'agriculture et les décideurs politiques. Un meilleur dialogue et une action collective devraient garantir l'élaboration de politiques publiques qui répondent aux défis auxquels sont confrontés les agriculteurs travaillant dans le domaine de l'agroécologie.
Objectifs
Les objectifs du projet étaient les suivants :
- Développer une méthodologie pour soutenir la co-conception dans l'élaboration des politiques agroécologiques, avec un écosystème de parties prenantes.
- Veiller à ce que les groupes d'agriculteurs aient accès à des outils qui les aident à renforcer leur approche territoriale et à lancer des projets adaptés à leur contexte local.
- Soutenir le développement et la gestion des ressources agro-environnementales (entre les agriculteurs et les pouvoirs publics).
- Créer des outils de suivi et d'évaluation afin de suivre les actions mises en œuvre au niveau local.
Activités
Les activités du projet comprenaient :
- La réalisation d'expériences avec des groupes d'agriculteurs pilotes - ECLAT a travaillé avec des groupes d'agriculteurs sélectionnés à l'issue d'un appel à propositions sur la base de leur capacité à mobiliser un écosystème de parties prenantes et à mener à bien des projets de démonstration agroécologiques sur leurs territoires. Ces projets ont servi d'études de cas pour recueillir des informations sur les écueils et les facteurs de réussite de l'instauration d'un dialogue avec les décideurs politiques locaux. Les groupes ont créé des outils et des méthodes (tels que des plans de communication, des programmes de dialogue public, des modèles de contrats, etc.) qui pouvaient être transférés à d'autres territoires.
- L'organisation de visites sur le terrain pour découvrir des exemples de bonnes pratiques en Europe - ces visites avaient pour objectif d'examiner comment les autorités publiques soutiennent efficacement l'agriculture tout en garantissant le respect des normes environnementales.
- La capitalisation sur les activités du projet - pendant le projet, les partenaires ont publié des mises à jour et des analyses, mettant en avant les activités des groupes d'agriculteurs pilotes et des chefs de projet (CUMA, CIVAM).
Principaux résultats
- Ce projet a permis à cinq groupes d'agriculteurs, situés dans différentes régions de France, d'expérimenter différents types de développement via différents modèles de partenariat entre les autorités locales et les parties prenantes. Les partenaires ont organisé des visites sur le terrain en Suisse et au Pays basque français afin de tirer des enseignements des expériences d'initiatives similaires.
- Les participants au projet ont développé une série d'outils de renforcement des capacités afin d'aider les groupes d'agriculteurs à coopérer avec les autorités locales et les parties prenantes (associations, citoyens, etc.). Toutes ces ressources sont à la disposition des groupes d'agriculteurs qui souhaitent développer leurs activités et mieux coopérer avec les autorités locales.
Principaux enseignements
- Lors de la conception du projet, l'un des objectifs était d'influencer l'élaboration des politiques locales. Le projet n'y est pas parvenu en raison de contraintes de temps et de ressources, mais il a au moins aidé les groupes d'agriculteurs à mettre en place des cadres de consultation et de communication susceptibles de déboucher sur de nouvelles formes d'élaboration des politiques à l'avenir.
Ce projet a présenté de nombreux avantages, car il a favorisé le dialogue entre les différentes parties prenantes (organisations nationales, associations locales, groupes d'agriculteurs, décideurs politiques…) sur l'agroécologie. Il a également démontré que beaucoup pouvait être fait pour accroître le soutien à l'agroécologie par le biais des politiques publiques.
Contacts
Lore Blondel
CIVAM association – Partner